Au pays des aveugles 2

Dans la secrète alcôve, le temps travaille ainsi: désunis les amants surexposent leur détresse.

Je ne peux plus mettre de mots à ta place. Ne peux retrouver ceux qui te manqueraient encore. L’origine de ton monde marquera notre chute.

Moi qui pensais t’avoir montré le ciel, machinalement toujours plus tu t’enfonces. Tu t’engloutis. Dans l’impossible image, le mirage absolu. La terrible blessure.

Tout d’un coup tu t’abîmes, parfait petit robot, prisonnier consentant des nombres et des mesures. Une grossière machine. Tu redeviens de plomb. Destin de petit d’homme. Captif et fier de l’être.

Ainsi en sera-t-il.

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