abandonner cette grille de lecture unique et conventionnelle qui voudrait rendre compte d’ un modèle désormais non pertinent et déjà en totale faillite
ne plus perdre de temps avec des problématiques conformistes tellement moyenâgeuses 20e siècle amplifiées par une propagande grossière
pensons l’impensé, l’impensable et choisissons sans remords une représentation des possibles, du multi, du trans, de l’ouvert, de la différence
au Captain Misson et à tous les pirates de la galaxie
l’idéal du camouflage n’est pas tant que ses formes et couleurs se confondent avec l’environnement mais plutôt de tromper nos perceptions en brouillant les lignes structurelles de l’objet qu’elles souhaitent cacher il pourrait s’agir ici de brouiller les frontières entre le fond et la forme l’art et le public la présence et la représentation l’individu et le collectif soi et l’autre d’ouvrir une brèche poétique décisive dans la tyrannie duelle
que quelques images en dialogue viennent créer un petit noyau d’agrégation autour duquel viendront un temps graviter d’autre images (ou sons…) et que soudain ce centre se retrouve brutalement expulsé loin en périphérie voire proprement dépecé ….Montage, démontage….
Ou quand le texte performatif se déploie en direct, sans biffures possibles, quand tout se brouille ou bien s’éclaire et vient trouer l’espace
Ce qui est suscité ici, ce sont des précipités éphémères, très instables, jamais des cristaux figés et glacés. C’est dans la nature de ces « complexes » de se modifier sans cesse, de se métamorphoser. Un dialogue.
Laisser trans-apparaître, à travers une texture vaporeuse et volontiers trouée, entre forme et informe, cet ordre implicite – instant de pure potentialité – qui prélude à toute manifestation, à toute « incarnation ». Singularité.