« They’d have lunch at the interview offices for people who were on the cover of the magazine. My father and I walked in for some reason one afternoon, and they asked us to sit down. Andy was saying that Richard Nixon lived in Saddle River, New Jersey. And my father said, « Saddle River’s in New York ». And Andy said: « No, its in New Jersey ». Now, this went on for a while. And then my father says, « Saddle River’s in New York ». And then Andy says to him: » Oh, I didn’t know that ». He also said to me once, « when people start driving you crazy, just start talking about Jesus Christ and they’ll leave you alone ». »
« Ils organisaient des déjeuners dans les bureaux d’Interview pour les personnes qui se trouvaient sur la couverture du magazine. Mon père et moi y sommes allés pour une raison quelconque un après-midi, et ils nous ont demandé de nous asseoir. Andy disait que Richard Nixon vivait à Saddle River, New Jersey. Et mon père a dit: «Saddle River c’est dans l’état de New York ». Et Andy a dit: « Non, c’est dans le New Jersey ». Ça a continué comme ça un certain temps. Et puis mon père dit: «Saddle River c’est dans l’état de New York ». Alors Andy a dit: « Oh, je ne le savais pas « . Il m’a aussi dit un jour, « quand les gens commencent à te rendre dingue, il suffit de parler de Jésus-Christ et ils te laissent tranquille ». »
Juste la rencontre. Le lieu de l’instant. Où deux zéros, touchés, se lâchent à l’infini. Quand d’une boite à musique revenue de l’enfance -d’un trou par où ça passe-, une note libérée nous précipite alors au coeur du prototype. Le vif même de notre nature résonnante. Cristalline. Dans la présence. D’avant le (cruci)fi(x)ction.
Des personnages solitaires sans grand avenir sont brutalement transportés par un tsunami émotionnel qui déchire soudainement leur quotidien.
En ce très bref instant d’intensité, projetés dans un monde totalement neuf, ils redeviennent figures archétypales du grand jeu de la vie et réinventent, ensemble, une nouvelle narration.
Sous l’ oeil bienveillant de leur bon ange.
Entre fiction et réalité, ciel et terre, bible et flingue, enfer et paradis….la Kafkamerik avec un K comme…. Kino…!
Pour Raul Ruiz
Lonely characters without great future are suddenly ravished by an emotional tsunami that transforms their lives.
Under the watchful eye of their good angel.
Between fiction and reality, heaven and earth, Bible and gun, heaven and hell …. Kafkamerik with a K as …. Kino …! For Raul Ruiz
Passer de la métaphore textile du tissage à celle du feutrage. On ne rend plus compte ici d’une réalité bidimensionnelle de chaîne et de trame qui évoque inexorablement grille et relation duelle mais plutôt celle, multidimensionnelle et agrégative de l’interactivité, plus proche du feutre. C’est cette texture que nous éprouvons finalement au quotidien dans nos êtres « multitâches », nos sujets « multi » et « hypermédiatiques » .
Car nous avons déjà délaissé cette tyrannie de la grille pour la « soupe » cosmique. Le texte qui fonde notre économie personnelle et collective, est désormais en perpétuelle mouvance, un flux créatif de relations en temps réel. Une expérience proprement poétique. Une danse électronique.