Et voilà. C’en est fait. Fin de la traversée. Last exit to dead end.
Retour au fucking no man’s land qu’un temps j’ai cru laisser. Derrière. Pour gagner l’autre rive. Avec toi.
Le ressac. Encore encore et encore. Chaque fois plus dévastateur. Moi toujours plus stérile.
Dans tout ce gris du port et les boues infamantes, je n’attendrai pas la fin de l’orage. Je ne laisserai pas ta rage m’abimer le portrait. Fin du cinéma.
« La tête en bas, on voit le monde à l’envers, et puisque le monde vit à l’envers, ça remet les choses en place. L’image qu’on nous donne du monde étant à l’envers, c’est cul par dessus tête qu’on commence à avoir une vue plus juste des choses. On est au moins en position de les reconsidérer. Sans que ce soit la tête qui commande. » Claude Régy
« C’est le propre de la condition humaine et c’est l’éloge de la fuite, non en arrière mais en avant, que je suis en train de faire. C’est l’éloge de l’imaginaire, d’un imaginaire jamais actualisé et jamais satisfaisant. C’est la Révolution permanente, mais sans but objectif, ayant compris des mécanismes et sachant utiliser des moyens sans cesse perfectionnés et plus efficaces. Sachant utiliser des lois structurales sans jamais accepter une structure fermée, un but à atteindre. » Henri Laborit
Ne pas succomber à la tentation de la belle image, du fétiche.
Par nature ça doit rester en travail, entre ombre et lumière, là où -comme le dit Artaud- « il ne reste plus à l’homme qu’à reprendre sa place, entre les rêves et les événements ».