Ne pas succomber à la tentation de la belle image, du fétiche.
Par nature ça doit rester en travail, entre ombre et lumière, là où -comme le dit Artaud- « il ne reste plus à l’homme qu’à reprendre sa place, entre les rêves et les événements ».
Ne pas succomber à la tentation de la belle image, du fétiche.
Par nature ça doit rester en travail, entre ombre et lumière, là où -comme le dit Artaud- « il ne reste plus à l’homme qu’à reprendre sa place, entre les rêves et les événements ».
« They’d have lunch at the interview offices for people who were on the cover of the magazine. My father and I walked in for some reason one afternoon, and they asked us to sit down. Andy was saying that Richard Nixon lived in Saddle River, New Jersey. And my father said, « Saddle River’s in New York ». And Andy said: « No, its in New Jersey ». Now, this went on for a while. And then my father says, « Saddle River’s in New York ». And then Andy says to him: » Oh, I didn’t know that ». He also said to me once, « when people start driving you crazy, just start talking about Jesus Christ and they’ll leave you alone ». »
« Ils organisaient des déjeuners dans les bureaux d’Interview pour les personnes qui se trouvaient sur la couverture du magazine. Mon père et moi y sommes allés pour une raison quelconque un après-midi, et ils nous ont demandé de nous asseoir. Andy disait que Richard Nixon vivait à Saddle River, New Jersey. Et mon père a dit: «Saddle River c’est dans l’état de New York ». Et Andy a dit: « Non, c’est dans le New Jersey ». Ça a continué comme ça un certain temps. Et puis mon père dit: «Saddle River c’est dans l’état de New York ». Alors Andy a dit: « Oh, je ne le savais pas « . Il m’a aussi dit un jour, « quand les gens commencent à te rendre dingue, il suffit de parler de Jésus-Christ et ils te laissent tranquille ». »
Julian Schnabel
Texte de Pierre Guyotat
« Art flourishes where there is a sense of adventure. «
Alfred North Whitehead
Passer de la métaphore textile du tissage à celle du feutrage. On ne rend plus compte ici d’une réalité bidimensionnelle de chaîne et de trame qui évoque inexorablement grille et relation duelle mais plutôt celle, multidimensionnelle et agrégative de l’interactivité, plus proche du feutre. C’est cette texture que nous éprouvons finalement au quotidien dans nos êtres « multitâches », nos sujets « multi » et « hypermédiatiques » .
Car nous avons déjà délaissé cette tyrannie de la grille pour la « soupe » cosmique. Le texte qui fonde notre économie personnelle et collective, est désormais en perpétuelle mouvance, un flux créatif de relations en temps réel. Une expérience proprement poétique. Une danse électronique.