Passer de la métaphore textile du tissage à celle du feutrage. On ne rend plus compte ici d’une réalité bidimensionnelle de chaîne et de trame qui évoque inexorablement grille et relation duelle mais plutôt celle, multidimensionnelle et agrégative de l’interactivité, plus proche du feutre. C’est cette texture que nous éprouvons finalement au quotidien dans nos êtres « multitâches », nos sujets « multi » et « hypermédiatiques » .
Car nous avons déjà délaissé cette tyrannie de la grille pour la « soupe » cosmique. Le texte qui fonde notre économie personnelle et collective, est désormais en perpétuelle mouvance, un flux créatif de relations en temps réel. Une expérience proprement poétique. Une danse électronique.
abandonner cette grille de lecture unique et conventionnelle qui voudrait rendre compte d’ un modèle désormais non pertinent et déjà en totale faillite
ne plus perdre de temps avec des problématiques conformistes tellement moyenâgeuses 20e siècle amplifiées par une propagande grossière
pensons l’impensé, l’impensable et choisissons sans remords une représentation des possibles, du multi, du trans, de l’ouvert, de la différence
« Le corps est comparable à une phrase qui vous inviterait à la désarticuler pour que se recomposent, à travers une série d’anagrammes sans fin, ses contenus véritables. »
Hans Bellmer
« More matter, with less art. »
Queen Gertrude in Hamlet
« l’jiarret boueux, l’orbit’ empossiàrée, ta poitrin’ m’trembler, l’comptoir caiss’, ta mâchoir’, a’c, mes chieveux chiauds, d’ö, l’hors bordel, banlioue ?, Franç’ ?, m’dehanchier, gars, tes cent-un kilogs chantants, quaqu’ banquet celest’ ?, d’quà ta faç’ mâchiurée d’chiarogn’ rat – l’relent l’tueur en refaufiler sa lam’ d’dans sa taill’ ! -, l’mouchiassat t’en rentrer s’assoupir dedans tes narin’ ! »