Texture

Passer de la métaphore textile du tissage à celle du feutrage. On ne rend plus compte ici d’une réalité bidimensionnelle de chaîne et de trame qui évoque inexorablement  grille et relation duelle mais plutôt  celle, multidimensionnelle et agrégative de l’interactivité,  plus proche du feutre. C’est cette texture que nous éprouvons finalement au quotidien dans nos êtres « multitâches », nos sujets « multi » et « hypermédiatiques » .

 Car nous avons déjà délaissé cette tyrannie de la grille pour la « soupe » cosmique. Le texte qui fonde notre économie personnelle et collective, est désormais  en perpétuelle mouvance, un flux créatif de relations en temps réel. Une expérience proprement poétique. Une danse électronique.

À venir

sortir de l’impasse

abandonner cette grille de lecture unique et conventionnelle qui  voudrait rendre compte d’ un modèle désormais non pertinent et déjà en totale faillite

ne plus perdre de temps avec des problématiques conformistes tellement moyenâgeuses  20e siècle  amplifiées par une propagande grossière

pensons l’impensé, l’impensable et choisissons sans remords une représentation des possibles, du multi, du trans, de l’ouvert, de la différence

la vie vs la paralysie

Résonnance

« Le corps est comparable à une phrase qui vous inviterait à la désarticuler pour que se recomposent, à travers une série d’anagrammes sans fin, ses contenus véritables. »

Hans Bellmer

« More matter, with less art. »

Queen Gertrude in Hamlet

« l’jiarret boueux, l’orbit’ empossiàrée, ta poitrin’ m’trembler, l’comptoir caiss’, ta mâchoir’, a’c, mes chieveux chiauds,
d’ö, l’hors bordel, banlioue ?, Franç’ ?, m’dehanchier, gars, tes cent-un kilogs chantants, quaqu’ banquet celest’ ?,
d’quà ta faç’ mâchiurée d’chiarogn’ rat – l’relent l’tueur en refaufiler sa lam’ d’dans sa taill’ ! -,
l’mouchiassat t’en rentrer s’assoupir dedans tes narin’ ! »

Pierre Guyotat /Progénitures

Le rythme du monde

 « Toute méthode est rythme. Si on a perdu le rythme du monde – alors on a perdu le monde »

(Alle Methode ist Rythmus. Hat man den Rythmus der Welt weg – so hat man auch die Welt weg)

Novalis