Solitude

« Nos ipséités personnelles, composant un pluriel de solitudes c’est-à-dire d’absolus, ne communiquent entre soi que par les voies amoureuses de l’intuition et de la sympathie. »

« Our personal ipseities, comprising a plural of solitudes, i.e. absolutes, communicate with each other only through the loving channels of intuition and sympathy. »

Vladimir Jankélévitch/Le Je-ne-sais quoi et le presque-rien/1957

Fortune

« I am a part of all that I have met;

Yet all experience is an arch wherethrough

Gleams that untraveled world whose margin fades

Forever and forever when I move.

How dull it is to pause, to make an end,

To rust unburnished, not to shine in use!

As tho’ to breathe were life!”

« Je fais partie de tout ce que j’ai rencontré ;

Pourtant, toute expérience est une arche à travers laquelle

Brille ce monde inexploré dont la marge s’estompe

Pour toujours et à jamais quand je bouge.

Comme il est ennuyeux de s’arrêter, de faire une pause,

De rouiller sans être brûlé, de ne pas briller à l’usage !

Comme si respirer était vivre ! « 

 Alfred Tennyson /Ulysses/1842

Ectoplasm(e)

“Diamond Sutra says, ‘Make no formed conceptions about the realness of existence nor about the unrealness of existence, » or words like that. Handcuffs will get soft and billy clubs will topple over, let’s go on being free anyhow.”

« Le Sutra du Diamant dit : « Ne formez aucun préjugé quant à la réalité  ou  l’irréalité de l’existence », ou d’autres mots de ce genre. Les menottes vont se ramollir et les matraques s’abaisseront ;  continuons à être libres de toute façon ».

Jack Kerouac/ The Dharma Bums/Les clochards célestes/1958

Point Blank

L’intellect laisse échapper ce qui est nouveau à chaque moment de l’histoire. Il n’admet pas l’imprévisible. Il rejette toute création… L’intellect se caractérise par une incapacité naturelle à comprendre la vie … .

The intellect lets what is new in each moment of history escape. It does not admit the unforeseeable. It rejects all creation . . . The intellect is characterised by a natural inability to comprehend life . . .

Henri Bergson