« In the real world, people comfort themselves with ignorance, politics, and faith »
« Dans le monde réel, les gens se réconfortent avec l’ignorance, la politique et la foi »
Sequoia Nagamatsu/ How High We Go in the Dark.
Le monde est ainsi confronté au paradoxe selon lequel, au moins dans ses réalités supérieures, il aspire à la nouveauté tout en étant hanté par la terreur de perdre le passé, ses familiarités et ses proches. Il cherche à échapper au temps dans son caractère de « perpétuellement périssant ». Une partie de la joie des nouvelles années réside dans l’espoir de l’ancienne série de saisons, avec leurs faits stables – d’amitié, d’amour et d’anciennes associations. Mais conjointement à cette terreur, le présent, comme simple préservation du passé, prend le caractère d’une horreur du passé, d’un rejet de celui-ci, d’une révolte :
The world is thus faced by the paradox that, at least in its higher actualities, it craves for novelty and yet is haunted by terror at the loss of the past, with its familiarities and its loved ones. It seeks escape from time in its character of ‘perpetually perishing.’ Part of the joy of the new years is the hope of the old round of seasons, with their stable facts—of friendship, and love, and old association. Yet conjointly with this terror, the present as mere unrelieved preservation of the past assumes the character of a horror of the past, rejection of it, revolt
Alfred North Whitehead/Process and Reality /Procés et réalité 1929